Gankaku veut dire la grue sur un roc. ("Gan" veut dire le roc et "kaku" veut dire la grue.) La posture où nous nous tenons sur une jambe est la raison de ce nom.

Il n'y a aucune donnée historique sur Gankaku. Bien sûr, ce n'est pas un kata aussi vieux qu'Heian shodan ou Tekki shodan, ni aussi récent que Kwanku, son origine remonte à il y a environ 300 à 1 000 ans. Nous trouverons peut-être dans le futur quelques livres qui étudient les origines de ce kata, mais autant que je sache, l'origine de ce kata est tout à fait inconnue. Je pense que la personne qui a inventé ce kata était assez grande avec de longs bras et de longues jambes. Cette personne avait peut-être entre 30 et 45 ans, mais pas plus et pas moins car le kata est très épuré et sa compréhension en est extraordinaire. C'est mon interprétation.

Ce kata est un kata qui se fait sur une ligne, un kata très épuré et un bon kata. Je pense que son inventeur, avait une très bonne compréhension du kime et savait également comment maintenir son équilibre en bougeant.

Après avoir exécuté ce kata beaucoup de fois, et s'il devient votre kata favori, vous pouvez faire chaque mouvement plus rapidement. Ce kata a des vitesses très lentes, moyennes et très rapides. Montrer les mouvements lents et rapides, l'extension et la contraction, basées sur la sensation, le rythme et la respiration du kata, est ce qui lui donne la vie. Faites lentement les mouvements lents, clairement, cependant ne coupez pas le kata en deux ou trois parties. C'est une forme avec beaucoup d'éléments.

 

Les jeunes gens peuvent faire ce kata très rapidement, mais après un certain âge c'est dur de garder votre équilibre en étant debout sur une jambe. C'est un très bon kata pour concentrer son esprit, cependant votre corps est très libre pour se déplacer dans n'importe quelle posture. Bien que Gankaku donne l'impression de mouvements qui montent et qui descendent, vos hanches sont presque toujours stabilisées et solides, et vous ne perdrez jamais l'équilibre contre vos adversaires.

Gankaku a beaucoup de blocages contre des attaques de pied. Bien que ce ne soit pas vraiment indiqué, quand nous faisons gedan barai comme contre-attaque, nous écrasons réellement les orteils, chevilles ou devant de la jambe de l'adversaire. Quand vous faites gedan barai avec la main droite ou gauche, vous devez l'exécuter très fortement. Beaucoup de gens manquent cette partie de nos jours.

Gankaku montre aussi le gyaku zuki en kibadachi, un des mouvements les plus efficaces. Je pense que Maître Funakoshi a pris l'attaque en gyaku zuki dans ce kata. Assurez-vous que vous faites ce coup de poing dans un bon kibadachi.

La position debout et tourner sur une jambe est difficile à faire sans se blesser le genou. Par conséquent, quand vous tournez avec une jambe, soyez prudent de ne pas vous blesser. Je pense qu'au début, ils ne tournaient pas sur une jambe, mais sur deux jambes, et plus tard, quelques gens irréalistes ont éliminé de tourner sur deux jambes pour un effet théâtral ou pour le sens de la beauté de la position sur une jambe. Cependant, si vous tournez sur une jambe des milliers de fois, éventuellement, vous pouvez commencer à vous blesser le genou. Par conséquent, vous devez être prudent.

Pour l'homme ou la femme sans problèmes de genoux, vous ne devriez pas perdre votre équilibre et votre force quand vous tournez sur une jambe. Mais si vous avez des problèmes de genou, ne risquez pas de vous blesser votre propre genou. Trouvez les façons de tourner sur deux jambes sans risque. Quand vous tournez, gardez une jambe forte et ne laissez pas le genou être faible sur le côté. Tout le monde doit savoir que c'est ce que je suggère, tourner sur les deux jambes et monter ensuite sur une jambe.

L'équilibre est important, surtout avec le dernier uraken et yokogeri keage et ensuite oizuki, si votre sensation et vos hanches montent, la force va à vos épaules, le coup de poing se connecte aux épaules et votre oizuki n'est pas juste. Donc soyez conscient de votre tanden (la partie inférieure de l'abdomen) faites yokogeri keage, uraken et oizuki avec vos hanches et le kiai. Cela fait la beauté de ce kata.

Quand nous pratiquons un kata, pas seulement quelques milliers de fois, mais plus de dix mille fois, nous devons être très prudents pour éviter les mouvements qui peuvent nous blesser. Si vous blessez votre corps, vous faites quelque chose mal. Dans ce cas, ce sont les parties de rotation qui peuvent endommager les genoux. Nous pratiquons toute une vie, donc nous devons être informés de ces points faibles pour éviter la blessure.